Lors de ces dîners VIC, certains participants ne photographient pas seulement la scénographie, la table ou la performance. Ils exposent aussi les autres invités présents dans la pièce, parfois sans leur consentement et sans toujours mesurer les conséquences de cette diffusion.
Or, apparaître à ce type d’événement n’est jamais totalement anodin. Une photographie peut révéler la relation d’un client avec une Maison, la personne qui l’accompagne, son réseau, ses habitudes ou sa présence dans une ville à un moment précis. Pour certains profils, cette exposition soulève également des enjeux de sécurité des personnes et des biens.
Tous les clients n’entretiennent évidemment pas le même rapport à la visibilité. Certains souhaitent partager leur invitation et rendre publique leur proximité avec une Maison. D’autres considèrent au contraire que la discrétion et la possibilité de se retirer des réseaux sociaux font partie intégrante du privilège.
Le sujet n’est donc pas d’opposer les clients visibles aux clients discrets. Il consiste à garantir à chacun le contrôle de sa propre exposition. La décision d’un invité de publier ne devrait jamais imposer la visibilité à toutes les personnes assises autour de lui.
Les créateurs de contenu les plus aguerris ont généralement intégré cette règle. Ils cadrent sur eux-mêmes, masquent les visages ou concentrent leurs images sur les détails de l’événement. Le problème ne vient donc pas tant de la publication elle-même que de la transformation involontaire des autres convives en arrière-plan numérique.
Mais la confidentialité ne peut pas reposer uniquement sur la bonne conduite des invités. Elle doit être anticipée, expliquée et organisée par la Maison.
Certaines Maisons vont ainsi plus loin et interdisent les photographies ou l’usage du téléphone pendant certains événements. La décision peut sembler radicale. Elle reste pourtant cohérente lorsqu’elle protège la confiance, la qualité de présence et la sécurité des invités.
Cette règle n’empêche pas la Maison de documenter la soirée. Elle peut parfaitement communiquer sur le setting, le menu, les gestes de service ou la performance, à condition de maîtriser la captation et de s’assurer qu’aucun invité identifiable n’est publié sans son accord explicite.
Dans un événement VIC, la confidentialité n’est pas une contrainte périphérique. Elle fait partie de la promesse d’expérience. La véritable exclusivité n’est peut-être plus seulement d’être invité. C’est aussi de pouvoir l’être sans avoir à le montrer, ni à être montré.
Une règle interdisant les photographies vous semblerait-elle excessive lors d’un événement VIC ?
juin 29, 2026